En voiture !
Les autorités suisses ont révélé les détails concernant "le drive-in du sexe" (sic) qui ouvre ce lundi, à Zurich.
Ce concept doit répondre à deux objectifs : d'une part, limiter la prostitution libre sur les trottoirs de la ville (qui demeure d'ailleurs interdite), et d'autre part, assurer la protection physique et morale des travailleuses du sexe.
Enfin, un gouvernement se penche sur la question. Car plutôt que de se retrancher derrière des arguments légaux, et finalement laisser prospérer ce commerce sans aucune norme, les pouvoirs publics suisses partent du principe que l'on doit avant tout protéger les femmes exerçant leur métier.
Ainsi, l'idée est de localiser la pratique en dehors du centre-ville, dans un endroit parfaitement circonscrit. Les automobilistes en recherche d'un moment sexuel repèrent l'entrée du site à une enseigne portant un parapluie rouge (symbole bien connu désormais des endroits de prostitution), puis arpentent un circuit fléché où ils peuvent discuter avec une quarantaine de travailleuses afin de choisir la prestation qui leur convient.
Puis, ils peuvent procéder dans l'un des neuf boxes prévus à cet effet. Ce qui diffère avec les quartiers chauds des villes d'Europe du nord ou de l'est, c'est que plusieurs dispositifs garantissent la sécurité des prostituées :
- chaque box est équipé d'un bouton permettant d'activer une alarme en cas d'agression,
- une équipe de vigiles est chargée de surveiller le site, et de répondre à ces alarmes,
- une autre équipe, socio-médicale celle-ci, permet un suivi psychologique et sanitaire -gratuit- des travailleuses.
Alors, on peut argumenter que ce genre de dispositif ne fait que légitimer un peu plus la prostitution.
Mais d'un autre côté, il est difficile de faire disparaître d'un coup d'un seul, et complètement, cette pratique, vieille comme le monde, et répondant probablement à un besoin né d'une organisation sociale où l'homme domine.
Sans perdre de vue que l'objectif final et à long terme demeure la disparition de la relation sexuelle tarifée, l'idée-maîtresse réside peut être dans le fait qu'en attendant, on peut faire disparaître le proxénétisme, les agressions sexuelles sur les prostituées, et établir une reconnaissance sociale et professionnelle de ces travailleuses du sexe...
En attendant, un petit tour en voiture avec Jenna ?











