Sexe et sentiments
Kseniya Yorsh. Ca pourrait être le nom d'une modèle nue, mais pas du tout. Il s'agit d'une réalisatrice américaine, remarquée pour le joli film "I'm sorry Samantha" en 2014.
Productrice et photographe, bref auteure complète, elle sort dernièrement un documentaire... sur l'industrie pornographique.
Mais attention, il ne s'agit pas de hurler contre. Ni d'ailleurs d'en faire l'apologie, mais plutôt de redonner une image humaine à un milieu qui souffre toujours d'une représentation dégradée.
La faute à qui ? A tous ces réalisateurs, le plus souvent des hommes, qui donnent à voir des productions où la femme est réduite au rang d'esclave, de non-être, de viande à l'étalage.
Kseniya nous propose de sortir de ce shéma, en montrant que les acteurs-trices ont eux aussi une vie amoureuse, et que leur métier ne peut résumer leur façon de voir la vie ni les relations de couple.
En interrogeant des réalisateurs-trices et des hardeurs-euses, elle met en lumière les moments d'amitié et de complicité sur certains plateaux de tournage, et fait parler tout ce petit monde sur sa vie intime, loin, si loin des rapports montrés à l'écran par ces mêmes personnes, qui ont conscience de fabriquer des supports fantasmatiques, et non la vie réelle.
"Love in porn", le documentaire de Kseniya Yorsh, est précieux : il nous aide à continuer de faire le distingo entre ce que nous voyons à l'écran, et ce que nous désirons réellement pour nos vies.
Bon, et sinon, parce que qaund même, je connais une autre Kseniya qui pourrait vous plaire aussi :














