Pas dans la dentelle
L'association "Les Chiennes de garde" ne laisse jamais indifférent-e.
Accusée d'accaparer le féminisme par certain-e-s, voire même de lui donner une formulation officielle et restrictive, les "Chiennes" sont aussi régulièrement accusées de jusqu'au-boutisme anti-masculin.
Personnellement, je pense la chose suivante : heureusement qu'elles sont là.
Certes, elles contribuent à dénigrer tous les hommes par leurs trevendications tapageuses et outrancières. Oui, à leurs yeux, aucun homme ne trouve grâce, car tout homme est un macho en puissance, et le plus dangereux de tous est probablement l'homme qui l'ignore.
Les Chiennes de garde dérangent. Et c'est heureux !
Car sinon, qui s'insurgerait avec véhémence contre certains espaces publics truffés d'allusions sexistes plus ou moins revendiquées ?
Dernier exemple en date : la publicité d'une marque de compléments alimentaires pour musculation.
Le virilisme pousse les publicitaires à la crétinerie : ici, sur cette affiche, non seulement on revendique la "salopitude" des Françaises -une honte-, mais aussi on illustre par une jolie paire de fesses avec une légère étoffe en dentelle descendante !
Le pompon : la chose est revendiquée, avec le message suivant : "On s'excuse auprès des féministes pour cette publicité. Mais bon... On s'est dit qu'on allait la publier quand même. Alors s'il vous plaît, prenez-le comme un compliment !".
Le plus haut niveau de connerie est atteint. Ce n'est pas auprès des féministes qu'il faut s'excuser d'une telle bouse, mais auprès de tout le monde. Y compris des femmes non-féministes, et y compris des client-e-s de la marque ! On peut être musclé-e, et respecter les femmes.
Et prendre quoi comme un compliment ? De se faire traiter de salope ? D'en être réduite à un cul ?
Corgenic, vous êtes une marque de merde, et vos patrons sont des bons gros trouducs. C'est la seule morale de l'histoire.
Et Les Chiennes de garde, en partenariat avec le magazine Causette, ont dénoncé NORMALEMENT cet abus machiste, débile et improductif.
Je ne cesse de le répéter : il y a un espace-temps pour tout, et la vie quotidienne devrait être pourvue de la plus impartiale égalité des êtres. Après, il y a la sphère privée, où peuvent s'exprimer les fantasmes. Le présent blog relève de cette sphère, et on s'y adonnera à l'amour du corps féminin.
Avec Nancy, par exemple, si l'on souhaite évoquer l'exercice physique.

















