Intervention vraiment grotesque
L'interruption volontaire de grossesse (IVG) est inscrite dans le droit français depuis 1975, et pourtant, il faut croire que plus de 40 ans après cette mise en place législative, on doit se battre pour le maintenir.
Dernière attaque en date, celle de B. de Rochambeau, président du Syndicat des gynécologues et obstétriciens de France (Syngof), qui défend la position selon laquelle un médecin peut invoquer la clause de conscience pour ne pas pratiquer un acte.
En plus clair, au micro de TMC, le mec assimile l'IVG à un "crime". Et voilà, on retombe dedans : l'embryon est une personne, et interrompre la grossesse serait un meurtre.
N'importe quoi.
D'abord, la position du mec lui permet d'exercer un lobbying inquiétant et néfaste.
Ensuite, la clause de conscience est elle aussi très encadrée par la loi. Elle ne peut être invoquée dans un cas de détresse humaine -ce qui est souvent le cas pour l'IVG-, ni lorsque l'absence d'acte engage la survie du patient, et de plus, le médecin doit alors renvoyer obligatoirement vers un confrère ou une consoeur.
Enfin, non, l'IVG n'est pas un crime, un embryon n'étant pas une personne, pas encore. En revanche, ce qui est criminel, c'est d'obliger une femme à porter un enfant non désiré, à l'accoucher, à s'en occuper ensuite pendant le restant de ses jours. Seule, souvent. Que de vies gâchées potentiellement, en ces termes.
Ce monsieur devrait fermer sa grande gu..., avec tout le respect que je lui dois. Oh, tiens, et puis non, aucun respect pour un abruti qui participe au jugement social, à la considération de la femme comme une écervelée qui aurait pu se protéger (et que dit-on de l'homme ? Rien), et qui milite pour instrumentaliser les futurs enfants comme des châtiments bien mérités pour celles-ci.
Laissons tomber ce toquard.
Allez, et pour se faire plaisir, Cindy qui se prépare à un examen.

















