S'en sortir par le haut
Avez-vous suivi cette affaire médiatique, il y a quelques jours ?
A côté de Perpignan, sur la plage de Saite-Marie-la-Mer (à ne pas confondre avec les Saintrs-Maries-de-la-Mer de Camargue), une patrouille de gandarmes a demandé à quelques estivantes si elles acceptaient de remettre le haut de leur maillot.
Pas d'obligation, une demande simple de la amréchaussée, en rapport avec des arents indignés qui s'inquiétaient de leurs enfants "choqués" par la vue des seins des vacancières.
Petit problème : aucune réglementation en vigueur n'interdit le topless à la plage, sauf arrêté municipal expresse, ce qui n'est pas le cas de cette commune.
Et puis, il fait chaud, il fait beau, le corps est en liberté, moche ou joli, gras ou maigre, la poitrine flasque et hideuse ou ferme et adorable, peu importe : la femme fait ce qu'elle veut. Viendrait-on demander à un homme de remettre son T-shirt parce que des enfants s'écarquillent de pectoraux ? Non.
La pudeur est une notion relative, qui dépend du contexte social et physique du moment. Et demander à une femme de remettre son haut de maillot à la plage, cela revient presque à un acte d'intégrisme insupportable et dangereusement rétrograde.
La gendarmerie a reconnu publiquement une maladresse, et l'incident est clos.
Mais pour combien de temps ?
Pour illustrer joliment ce post, un topless de Martina, une habituée historique de cette pratique.























